Quelques clichés de pavages

Publié le par N. Clément

    Dans un article précédent, je vous ai parlé de situations proches des "fractales": dans les objets ou figures présentées, on pouvait retrouver en quelque-sorte un même motif, mais à différentes échelles, le tout constituant l'objet même.


     Je vais vous parler cette fois-ci de pavages, à travers quelques clichés que j'ai pris notamment à Séville et Cordoue, en Espagne (mais aussi quelques -uns à Rome)... Mais qu'est-ce-qu'un pavage en fait?...

   En gros, on parle de pavage d'une surface lorsque celle-ci est recouverte par des motifs, sans que ceux-ci se chevauchent et sans qu'il y ait de "trous" entre eux. Lorsque ces motifs sont répétitifs, on parle de pavages "périodiques"... ce sont ceux dont je vais vous parler ici.

  Vous avez déjà rencontré des pavages périodiques, c'est sûr! Par exemple les alvéoles d'une ruche (avec des hexagones quasi réguliers). Le carrelage ou le papier peint d'une pièce sont aussi des exemples très classiques.

   La création d'un pavage périodique nécessite de bien connaître les transformations géométriques du plan, notamment les symétries, rotations et translations (leurs effets en tout cas sur les figures).

   De tous temps, l'Homme a toujours aimé décorer son environnement (bâtiments, poteries, etc...) et la découverte empirique des transformations géométriques du plan lui ont permis de créer toutes sortes de frises et de pavages.

L'intérêt de ces pavages périodiques, outre le fait qu'ils puissent recouvrir élégemment une surface, est que par leur aspect répétitif, ils donnent une impression étrange de grandeur, voire d'infini... 

   L'art musulman par exemple en est très friand. Quel rapport avec Séville alors?..

  Il faut savoir que Séville et Cordoue ont été conquises par les arabes vers 712 après J.C., et resteront sous leur domination pendant près de 500 ans, avant d'être reprises par Ferdinand III le catholique. 
   On retrouve donc dans cette région du sud de l'Espagne la double influence des religions musulmane et catholique, notamment dans les monuments et édifices religieux.


Plusieurs mosquées, comme ici la Giralda de Séville et la Sainte Cathédrale de Cordoue, ont été reprises à leur compte par les catholiques et transformées en cathédrales. On y retrouve cependant nombres des magnifiques fresques arabes d'origine, qui peuvent rappeler celles du Maroc.

    Admirez aussi au passage cette succession d'arches dans la Cathédrale de Cordoue... Ce n'est pas un pavage, certes, mais on retrouve ici aussi le principe du motif répété.

   Beaucoup de lieux à Séville, outre la Giralda, sont ornés de frises et pavages.L'Alcazar  (palais en arabe), construit à partir de 844,et modifié maintes fois depuis, en est un magnifique exemple:
    Ces motifs sont quelques-uns de ceux qu'on peut apercevoir au plafond du palais.
    Quant aux suivants, ils ornent nombre de ses murs....


   On trouve également à Séville, au détour d'un parc, d'une rue, dans la cour d'une maison, beaucoup de ces mosaïques...


   Ou encore des entrelacs, comme dans l'art celtique par exemple...


     Pour terminer, un tout petit détour par Rome, dans les thermes romains de Caracala...


   Ici aussi, la notion de pavage prend tout son sens...

   En espérant que vous ayiez apprécié ce petit voyage "mathématique" !..

   A bientôt




  

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(Clovis Simard,phD) 23/01/2011 17:24


Bonjour,

Vous êtes cordialement invité à visiter mon blog.

Description : Mon Blog(fermaton.over-blog.com), présente le développement mathématique de la conscience humaine.

La Page No-18, THÉOREME de GIOTTO.

L'ÉPOQUE DES GRANDS MAÎTRES ITALIENS et LES MATHS?

Cordialement

Clovis Simard


Cyrille 17/05/2009 22:21

Prem's :O)
Du coup à cause de Charles Martel, on en trouve pas chez nous (on habite au dessus de Poitier).

Ps: on connait quand même un peu l'humour pavache ;o)

N. Clément 18/05/2009 18:54


Avec l'humour pavache, qui rit?..